Quels mécanismes psychologiques et sociaux pour expliquer la perception et l’acceptabilité des projets d’EnR agricoles ?

Par Colin Lemée

Il est entendu qu’un projet d’EnR agricole doit être acceptable afin d’être présenté, défendu et accepté par ses plus proches riverains. C’est-à-dire qu’il doit répondre à certains critères (prises en compte des nuisances, des coûts et des bénéfices) et les compenser lorsqu’il n’est pas possible de garantir le maintien de la qualité de vie des habitants concernés.

Pour autant, des projets acceptables rencontrent souvent des résistances et des oppositions. De même, il est fréquent que les tentatives de conciliation, d’entente ou de communication déployées par les porteurs de projets se heurtent à des attitudes peu constructives, à des ruptures dans le dialogue ou à des postures agressives. À cela, il faut ajouter une défiance vis-à-vis des discours scientifiques et techniques, et la rapide propagation d’un discours anxiogène ainsi que de la désinformation parmi des populations peu informées et souvent peu intéressées par les débats énergie-climat. Enfin, face à de telles difficultés, comment peut-on aider les porteurs de projet à trouver le recul et la volonté nécessaires maintenir le dialogue et rassurer les populations, sans dénaturer leur cœur de métier ?

C’est sur ces sujets brûlants que j’ai eu la chance d’intervenir le 16 mars dernier auprès du consortium EnRa53, au sein de Territoire Énergie Mayenne et d’y présenter une stratégie intégrée d’accompagnement des porteurs de projet biométhane et de lutte contre la désinformation. Retrouvez plus d’informations à ce sujet sur la page dédiée à l’acceptabilité des EnR.